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Marc BONNANT, Avocat et ancien Bâtonnier à Genève
Rédactueur de la plainte du 29 janvier 1996 qui a permis le séquestre des royalties. Il a ensuite protégé les criminels pour prendre le contrôle du complot

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Michael LAUBER, ancien Procureur général de la Confédération et ancien Chef de la division du Crime organisé et blanchiment d’argent de FedPol. 2001-2004 Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent du Liechtenstein. Pendant les six années suivantes, il est à la tête de l’association des banquiers de la principauté

Christian LUESCHER, ancien Conseiller National Commission fédérale de Justice, ancien Président de la TradeXBank (Sberbank-CHATILA), fils de Raymond LUESCHER. Il est aujourd’hui Président de l’Aéroport de Genève

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D’où provenaient les milliards qui ont constitué le fond HERMITAGE CAPITAL ?

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Cliquez sur la photo

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Le trio qui a utilisé la Réserve fédérale US (FED) pour escroquer et blanchir des centaines de milliards des royalties, avec la complicité des Parquets de suisse et de Russie

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William Felix (Bill) BROWDER, Edmond SAFRA et Benny STEINMETZ sont les cofondateurs en 1996 du fonds d’investissement Hermitage Capital Management.

William Felix (Bill) BROWDER / Edmond SAFRA / Benny STEINMETZ

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Les Autorités judiciaires au service du Crime organisé

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L’ex-procureur général de la Confédération suisse Michael LAUBER avec son ancien conseiller de FedPol Viktor K. en 2014, lors d’une croisière de plaisance sur le lac Baïkal en Sibérie
Souvenir d’une virée sur le lac Baïkal (Russie) en 2014, lors d’une visite officielle à Irskousk, la ville natale du procureur de l’époque Yuri TCHAÏKA. Michael LAUBER agenouillé au premier plan, devant Viktor K. (en blanc), entouré de Patrick LAMON (à sa droite) et du procureur adjoint russe Saak KARAPETYAN.

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1992 était l’année de la vente des brevets (USD 3’700 milliards) et du début de l’escroquerie des royalties après l’opération « Tempête du Désert ». 1996 était l’année de la levée des séquestres par le Procureur général Bernard BERTOSSA.

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William Felix (Bill) BROWDER : Qui est cet « oligarque » né le 23 avril 1964 aux Etats-Unis (Chicago), devenu en 1998 citoyen du Royaume-Uni, et qui s’institue détenteur des valeurs morales et éthiques, sans même connaître la signification de ces valeurs ? D’où vient sa fortune ?

Bill Browder a travaillé chez Boston Consulting Group à Londres puis a dirigé le bureau russe des investissements chez Salomon Brothers (des sociétés dont les administrateurs occupent une place importante dans notre base de données du blanchiment des royalties FERRAYÉ. Il a dirigé ensuite le fonds d’investissement Hermitage Capital Management [dont il était membre fondateur avec Edmond SAFRA et Benny STEINMETZ], une branche aujourd’hui de la banque HSBC [qui a dû son développement fulgurant à l’escroquerie des royalties côté SAFRA] et qui contrôle le plus grand fonds d’investissement étranger en Russie et possède notamment des parts dans des sociétés comme Gazprom, Inter RAO, Rosneft, Sberbank,  Sidanko, Surgutneftegaz, etc. Persona non grata en Russie, il est lié à l’affaire d’escroquerie dénoncée par [son Avocat] Sergueï MAGNITSKI. (Wikipedia) d’où est né son contentieux avec Vladimir POUTINE.

Quel est donc son contentieux avec le Président POUTINE ?

Le Financement du Fond HERMITAGE Capital Management et le lien avec l’escroquerie et le blanchiment des royalties

Le fonds Hermitage Capital Management, fondé et dirigé par l’homme d’affaires Bill BROWDER et ses associés, a été l’un des actionnaires minoritaires étrangers les plus importants et les plus célèbres de GAZPROM qui a racheté SIBNEFT en 2005.

Le cheminement de l’argent dans l’escroquerie et le blanchiment des royalties est simple pour la branche BONNANT / MOTTU / SAFRA : Transfert des fonds escroqués par la Republic National Bank d’Edmond SAFRA à Genève → vers la maison mère de la Replublic National Bank à New York → Transfert de la RNB à la FED pour imprimer des billets de USD 100.- et finalement → transférer ces milliards de dollars par avions cargos au départ de JFK →  MOSCOU-CHEREMETIEVO (Sheremetyevo) où les banquiers russes de la Mafia réceptionnaient l’argent. Assurément, Hermitage Capital Management recevait sa part !

Les BANKSTERS de Russie

NomGroupe / Banque
Mikhail FRIDMAN
Membre du « Groupe de DAVOS »
Alfa Group
Petr VENAlfa Group
Boris Abramovitch BEREZOVSKY
(changement de nom à Londres : Platon ELENINE)
Membre du « Groupe de DAVOS »
Sibneft (repris par Gazprom en 2005 – BROWDER, a été l’un des actionnaires minoritaires étrangers les plus importants et les plus célèbres de Gazprom)
Logovaz (holding), qui fonctionnait en parallèle de ses parts dans Sibneft.
Vladimir GOUSSINSKI (GUSINSKY)Sibneft
Mikhail KHODORKOVSKY
Membre du « Groupe de DAVOS »
Menatep / Ioukos-Yukos
Vladimir POTANINE
Membre du « Groupe de DAVOS »
UNEXIM / ONEXIM (devenue ROSBANK)
Alexander SMOLENSKY
Membre du « Groupe de DAVOS »
STOLICHNY – SBS Agro Bank
Vladimir Viktorovich VINOGRADOV
Membre du « Groupe de DAVOS »
Inkombank
Vitaly MALKIN
Membre du « Groupe de DAVOS »
Manque à ce tableau officiel :
HERMITAGE Capital Management
Edmond SAFRA / Bill BROWDER / Benny STEINMETZ

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Si l’on est capable de remettre en cause le narratif médiatique trompeur divulgué par la Presse de caniveau à l’international et d’intégrer les dénonciations faites plus haut, les deux documentaires parus sur la RTS (TV suisse en français) permettent de mieux cerner la personnalité de Vladimir POUTINE et son comportement de PATRIOTE pour sauver la Russie du pillage qui était en cours ! Voir plus bas « Opération Prêts contre Actions ».

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L’envers du décor oligarchique

Parallèlement, ces deux documentaires mettent en lumière la cupidité sauvage de ces oligarques. Sans le moindre scrupule, ils ont orchestré le pillage systématique de l’économie de leur propre pays.

Leur but unique ? Servir des intérêts purement exclusifs. Ils ont ignoré superbement la misère noire dans laquelle ls plongeaient le peuple russe.

Le Grand Paradoxe Occidental

Ce sont pourtant ces mêmes figures de la criminalité financière que nos autorités occidentales encensent aujourd’hui ! Et ce sont ces mêmes comportements mercantiles que les médias de caniveau propulsent sur le devant de la scène.

Leur unique objectif ? Diaboliser et noircir la politique de Vladimir POUTINE.

Pour ma part et même si lui aussi tout comme les Oligarques qui sont restés en Russie et qui ont permis de reconstruire le Pays on tiré des avantages certains de cette période de 1992 à 2010 (il faut se replonger dans le contexte de l’époque), l’histoire montre que le Président de la Fédération de Russie est avant tout un Patriote qui a su conduire son Peuple et son Pays dans le 21e siècle.

Quoi qu’on en dise, Vladimir POUTINE a offert à son Peuple une amélioration du niveau de vie bien supérieure à ce que la plupart des Pays européens ont été capables de faire. Constatons qu’au contraire, le pouvoir d’achat des Citoyen de la plupart des Pays européens a dégringolé.

La sécurité en Russie – au-delà de ce dont nous pouvons rêver – ne peut être contestée alors qu’en occident, la criminalité ne cesse de progresser avec l’immigration incontrôlée que nous imposent nos Autorités soumises à l’état profond qui a besoin du chaos pour subsister…

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Depuis 1993 (ELTSINE – CLINTON), les Oligarques prédateurs siphonnaient les ressources nationales russes au profit d’ambitions purement individuelles et au mépris total du dénuement extrême imposé au peuple comme on l’a vu plus haut.

En 03.2000, le nouveau Président russe Vladimir POUTINE entre en scène et observe le pillage de son Pays…

Le 25 octobre 2003, le magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski Président de YOUKOS est arrêté pour fraude fiscale.

Dans une interview au Washington Post début 2004, BROWDER déclarait : « C’est comme vivre l’anarchie dans une cour d’école, où des brutes se baladent et martyrisent tous les petits. Un jour, une énorme brute arrive et met toutes les petites brutes au garde-à-vous.

Il ajoutait ironiquement : « C’est ce que l’État est censé être : la plus grosse brute ». Une réponse digne d’un oligarque qui avait pillé la Russie durant près d’une décennie, choqué d’être bloqué dans son élan…

BROWDER dans l’économie russe des années 1996 à 2006

Quel était réellement l’intérêt pour Bill BROWDER, un homme honni en Russie et la cible de Vladimir POUTINE, d’avoir œuvré aux USA pour pour faire voter le « Magnitski Act », une loi entrée en vigueur le 14 décembre 2012?

Il faudrait être NAÏF pour croire à la version de l’intéressé selon laquelle il veut « restaurer » la mémoire de son Avocat russe Sergueï MAGNITSKI.

Le Magnitski Act vise à appliquer des sanctions financières et des interdictions de visa contre les fonctionnaires russes soupçonnés d’être impliqués dans le décès de l’avocat Sergueï Magnitski, symbole de la lutte contre la corruption du système politique, qui a été tué par des gardiens de la prison de la Boutyrka de Moscou en 2009.

La réalité des faits, l’escroquerie des 3’700 milliards des royalties sur les brevets FERRAYÉ, le transfert entre autres des fonds par la Republic National Bank of New York de Genève à New-York, de la RNB à la FED et les avions cargos à destination de Moscou et des BANKSTERS cités plus haut, nous démontrent que si Bill BROWDER est devenu l’ennemi public N° 1 en Russie, la cause est bien plus grave qu’une simple fraude fiscale…

Tous les OLIGARQUES CRIMINELS – à l’instar de Bill BROWDER et son Avocat – qui ont dû fuir la Russie, étaient ceux qui ont cherché à piller l’économie du Pays sans accepter de contribuer à la reconstruction de la Fédération. Sans aucun égard pour le Peuple et avec le soutien des Gouvernements de Georg H. W. BUSH et Bill CLINTON, ils ont voulu s’approprier le contrôle des fleurons de industrie du Pays grâce au flot gigantesque de dollars qui déferlait sur la Moscou par les avions-cargos en provenance des JFK.

En qualifiant la Russie de « KLEPTOCRATIE » Bill BROWDER devrait regarder un peu autour de lui… USA, Royaume-Uni, France, etc. et même en Suisse, les gouvernants s’emploient à piller les biens communs pour satisfaire leurs besoins personnels. L’éthique et la morale, ont disparu des valeurs gouvernementales, à quelque niveau que ce soit de l’État !

La commission d’HELSINKI du Congrès américain accuse la Suisse d’être « complice du dictateur Poutine »

RTS (Radio Télévision Suisse) 05 mai 2022
Communiqué d’information N° 6 à la population
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En juillet 2023, à la demande expresse de Bill BROWDER, cette Commission financée par le Peuple américain, a voulu sanctionner la Suisse, au travers de l’ancien procureur de la Confédération Michael LAUBER. Il était notamment accusé d’avoir accepté des cadeaux et des voyages illicites de la part de fonctionnaires et d’oligarques russes.

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watson – Article du 02.08.2023
Washington attaque Berne par le biais de cet ex-procureur suisse

Hormis le présent blog, d’autres articles permettent de comprendre qui est William Felix (Bill) BROWDER consultez le lien ICI

Une commission du gouvernement américain veut sanctionner l’ancien procureur de la Confédération, Michael LAUBER. Il est notamment accusé d’avoir accepté des cadeaux et des voyages illicites de la part de fonctionnaires et d’oligarques russes. L’intéressé dément fermement.

La lettre a été envoyée le 27 juillet au secrétaire d’Etat américain Antony BLINKEN et à la secrétaire au Trésor Janet YELLEN. La commission gouvernementale dite d’Helsinki, dirigée par le républicain Joe WILSON, a exigé de l’exécutif américain qu’il sanctionne trois citoyens suisses.

Pourquoi ? Ils auraient aidé des Russes sanctionnés à obtenir des fonds d’origine criminelle bloqués en Suisse. Il s’agit d’argent provenant de la gigantesque fraude fiscale découverte par le conseiller fiscal Sergueï MAGNITSKI, mort en prison.

Les trois personnes sont l’ancien procureur général de la Confédération Michael LAUBER, son procureur en chef Patrick LAMON, ainsi qu’un ancien enquêteur russe, connu sous le nom de Viktor K. Ils sont également accusés d’avoir «accepté des cadeaux et des voyages illicites de la part de fonctionnaires et d’oligarques russes».

Les reproches sont peu différenciés et globaux. Mais c’est justement le cas de Viktor K., que la commission américaine utilise comme munition, qui montre de manière exemplaire les risques qui existent dans les relations avec la Russie.

Chasser l’ours en Russie

Fin 2016, Viktor K., alors enquêteur de l’Office fédéral de la police (FedPol) détaché auprès du Ministère public de la Confédération, s’est rendu à Moscou. On lui avait promis un document qui aurait permis à l’équipe de Michael LAUBER de porter plainte dans une affaire de blanchiment d’argent.

Viktor K. n’a-t-il finalement pas reçu le document ? Parce que des cercles au sommet du gouvernement russe l’ont empêché ? Tout cela était-il un piège ? Le fonctionnaire qui voulait remettre le document à Viktor K. est mort plus tard dans un accident d’hélicoptère.

Viktor K. lui-même a acquis une célébrité douteuse: il a été dénoncé par FedPol et plus tard, justement à l’instigation de son mandant, le Ministère public de la Confédération, il a été condamné par le Tribunal pénal fédéral pour prise d’avantage: il s’est fait inviter en Russie pour chasser l’ours.

Le Ministère public de la Confédération a laissé Viktor K. sur le carreau, on ne sait pas pourquoi.

Croisière de plaisance

En Russie, les frontières sont poreuses, comme dans la justice pénale suisse aussi parfois. On l’a vu dans le cas de Viktor K., mais aussi dans l’affaire des rencontres entre Michael LAUBER et le chef de la FIFA Gianni INFANTINO.

Au vu de l’épisode de la chasse à l’ours, on peut se demander si la justice pénale suisse a souvent franchi les frontières dans le but d’obtenir l’aide juridique de la Russie. Est-elle tombée dans les pièges tendus par les Russes, qui n’ont pas froid aux yeux?

Ce qui est sûr, c’est que Michael LAUBER s’est rendu plusieurs fois en Russie à partir d’octobre 2012 pour des questions d’entraide judiciaire, accompagné à plusieurs reprises par Viktor K. En 2013, LAUBER a participé à Moscou à la conférence de plusieurs jours de l’Association Internationale des procureurs. On n’oubliera pas non plus les photos de la croisière de plaisance d’une délégation russo-suisse dirigée par LAUBER sur le lac Baïkal en 2014 (voir plus haut).

Peut-on exclure que les Russes aient essayé de se procurer du matériel compromettant ou désavantageux, ou qu’ils l’aient fait ? La vodka peut couler à flots lors de fêtes organisées dans le cadre d’événements officiels… Contacté, Michael LAUBER répond:

« Concernant votre question formulée de manière spéculative : je ne me suis jamais comporté de manière compromettante. Je sais comment évoluer dans un environnement où la sécurité est primordiale. Notamment, je n’ai jamais participé aux « fêtes » dont vous parlez ».

Ce qui est sûr, c’est que des histoires opaques comme celle de Viktor K. servent, désormais, de prétexte aux adversaires du Kremlin aux Etats-Unis pour attaquer la justice suisse. Dans l’affaire MAGNITSKI, il s’agit d’environ 15 millions de dollars que le Ministère public de la Confédération veut restituer, après plus de dix ans, à trois Russes présumés corrompus, après avoir déclaré qu’il n’avait pas pu prouver que l’argent était d’origine criminelle. L’affaire est actuellement pendante devant le Tribunal fédéral.

Il est important de rappeler à ces chers Américains qui veulent jouer aux redresseurs de tort, qu’en janvier 1996 et durant deux ans, la FED a envoyé quotidiennement, 7/7 jours, des billets de USD 100.- fraichement imprimés vers la Russie, pour des montants de 100 millions à 1 milliards lors de chaque vol. C’est aussi à ce moment-là que les trois compères ont fondé HERMITAGE CAPITAL. Doit-on donc se demander d’où provenait l’argent, quand le Gouvernement américain, avec la complicité du Gouvernement français et celui de la suisse escroquait les USD 3’700 milliards provenant de la vente des brevets FERRAYÉ. N’oublions pas non plus qu’Edmond SAFRA était un ami intime de Marc BONNANT… https://swisscorruption.info/swissleaks

Doit-on aussi reprocher les sanctions imposées par Vladimir POUTINE aux 8 banquiers mafieux russes qui recevaient ces fonds et pillaient l’économie de la Russie, des criminels devenus soudainement des oligarques sans scrupules ? Ceux qui ont contribué à reconstruire la Russie ont été adulés par le pouvoir, les autres ont été pourchassés et le sont toujours. Ils ne poursuivent leurs crimes que par leur complicité avec les États d’Europe qui ont participé à l’escroquerie et au blanchiment des royalties depuis 30 ans, au détriment des Victimes et des Caisses publiques !

Dans le Tages-Anzeiger, Michael LAUBER a rejeté les reproches américains, qu’il qualifie d’«absurdes». Il s’agit au fond de la politique de sanctions contre la Russie menée par la Suisse, dont les Etats-Unis ne sont pas satisfaits:

Heureusement pour LAUBER, le ridicule ne tue pas ! n’oubliez pas de verser une larme…

« La rancœur contre la Suisse se déverse sur moi. En tant que procureur fédéral, je suis le bouc émissaire pour tout et n’importe quoi »

Le Ministère public de la Confédération (MPC), sous la direction du successeur de LAUBER, Stefan Blättler, rejette également «avec la plus grande clarté les reproches et exigences sans fondement formulés à titre personnel et notamment contre certains collaborateurs en raison de leur activité pour l’Etat de droit suisse».

La procédure critiquée se déroule selon les principes de l’Etat de droit et la séparation des pouvoirs; elle est «menée de manière correcte et judiciaire». Ainsi, le Tribunal pénal fédéral, en tant qu’instance de recours, a protégé à plusieurs reprises les actes de procédure du Ministère public de la Confédération. [Le Tribunal Fédéral suisse fait partie du Crime organisé !]

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Voyons tout d’abord ce qu’est cette US-Commission d’Helsinki, à ne pas confondre avec la Commission Helsinki HELCOM.

Extrait de https://www.csce.gov/about-csce/our-history

Il s’agit d’une Commission du Gouvernement américain [contrôlé par l’Etat profond], qui est sensée promouvoir les droits de l’homme, la sécurité militaire et la coopération économique dans 57 pays d’Europe, d’Eurasie et d’Amérique du Nord. Neuf commissaires sont membres du Sénat, neuf sont membres de la Chambre des représentants et trois sont des fonctionnaires de l’exécutif.

Les membres du Congrès américain ont créé la Commission d’Helsinki en réponse aux militants de l’Union soviétique et des pays d’Europe de l’Est qui voyaient dans l’Acte final d’Helsinki une nouvelle opportunité de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils améliorent leur bilan en matière de droits de l’homme et permettent, malgré la division de l’Europe, l’expansion des contacts entre les personnes.

La loi publique 94-304 du 3 juin 1976 a institué la Commission d’Helsinki [membres de l’État profond], l’autorisant et lui ordonnant « de contrôler les actes des signataires qui traduisent le respect ou la violation des articles de l’Acte final… en particulier en ce qui concerne les dispositions relatives aux droits de l’homme et à la coopération dans les domaines humanitaires ». Le mandat s’étend à d’autres domaines couverts par l’Acte final, y compris la coopération économique et l’échange de personnes et d’idées entre les États participants.

Sous couvert de la Démocratie américaine, les Dictateurs de l’Etat profond veulent faire croire que la diplomatie parlementaire est un outil important de la politique étrangère américaine, en particulier aux États-Unis, où les pouvoirs législatif et exécutif [qui n’ont plus aucune autonomie], se partagent la responsabilité de la politique étrangère. Les commissaires ont défendu le développement d’assemblées parlementaires pour les organisations régionales à travers le monde. Dans la région de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), les intérêts des États-Unis sont défendus par l’intermédiaire de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, qui offre des possibilités d’engagement aux parlementaires des États participants de l’OSCE. [Bien sûr, tout cela n’est que de la théorie et c’est valable pour ce qui suit, puisque derrière la façade, les membres de l’État profond contrôlent tout]…

L’Assemblée parlementaire de l’OSCE débat des questions d’actualité liées aux engagements de l’OSCE ; développe et promeut des outils de prévention et de résolution des conflits ; soutient le développement démocratique dans les États participants ; et encourage les gouvernements nationaux à tirer pleinement parti des capacités de l’OSCE.

La Commission d’Helsinki organise des délégations américaines bicamérales aux réunions de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE tout au long de l’année. Avec 17 des 323 sièges, les États-Unis ont la plus grande représentation à l’Assemblée. La participation active des membres du Congrès aux débats et au dialogue assure à tous les autres États, y compris les alliés et amis ainsi que les adversaires, la profondeur de l’engagement américain en faveur de la sécurité dans la région de l’OSCE. HA HA HA HA HA… Sous le contrôle de l’État profond, les Gouvernements successifs des Etats-Unis d’Amérique (exception faite de TRUMP), n’ont jamais cessé de créer des guerres et c’est ce qu’ils tentent de faire encore maintenant en Ukraine. BIDEN et ses Frères de l’État profond, ont besoin d’une 3ème guerre mondiale pour pouvoir poursuivre leurs CRIMES !

Sachez que l’intervention de Vladimir POUTINE en Ukraine n’a pour objectif que de nettoyer le Pays des UKRO-NAZIS qui forment le noyau de protection de l’État profond, les Khazars, dont le siège est justement en Ukraine.

Comprenez-vous que Vladimir Vladimirovich POUTINE est entrain de sauver l’Europe ?

En résumé, cette Commission d’Helsinki est donc une Autorité exécutive de l’Etat profond non élu, sur l’ensemble des Gouvernements des 57 Pays d’Europe, d’Eurasie et d’Amérique du Nord qui constituent la Commission. L’attaque du Président de la Commission William Felix BROWDER contre la Suisse qui est membre de l’OSCE est une démonstration évidente de cette « Autorité » secrète de l’Etat profond…
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Pays membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)

AlbanieCanadaGéorgieLituaniePays-BasSlovénie
AllemagneChypreGrèceLuxembourg PologneSuède
AndorreCroatieHongrieMacédoine NordPortugalSuisse
ArménieDanemarkIrlandeMalteRép.Tschèque Tadjikistan
AutricheEspagneIslandeMoldavieRoumanieTurkménistan
AzerbaïdjanEstonieItalieMonacoRoyaume-UniTurquie
BelgiqueEtats-Unis d’AmériqueKazakhstanMongolieSaint-MartinUkraine
BiélorussieFédération de RussieKirghizistantMonténégroSaint-Siège
Bosnie-HerzégovineFinlandeLettonieNorvègeSerbie
BulgarieFranceLiechtenstein OuzbékistanSlovaquie

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Pourquoi cette attaque contre la Suisse et quelle est la personnalité de Bill BROWDER, ce pourfendeur de la réputation de la Suisse ?

Commençons tout d’abord par tenter de comprendre pourquoi Bill BROWDER reporte sa haine envers Vladimir Vladimirovich POUTINE sur la Suisse et pourquoi il s’attaque à notre Pays.

Comprenons donc les soi-disant motivations de William Felix BROWDER à la présidence de la Commission d’Helsinki dans le cadre de « la campagne mondiale MAGNITSKY pour la justice.

Nous pouvons être certains que Bill BROWDER utilise sa fonction de Président de la Commission d’Helsinki pour ses intérêts personnels et pour régler ses comptes avec Vladimir POUTINE ! Il utilise l’Autorité de la Commission d’Helsinki pour faire pression et mettre au pas un Pays de l’OSCE qui pourrait précipiter sa chute. Sans une 3ème guerre mondiale, Bill BROWDER sait que l’Etat profond auquel il appartient, ne se relèvera pas ! Il sait qu’il doit sa fortune à l’escroquerie des Royalties FERRAYÉ dont les fonds sont arrivés aux USA par la Suisse, avant que la FED ne les adresse à la Mafia Russe où il a procédé au blanchiment ! Discréditer la Suisse est l’une de ses seules portes de survie !!!

Rappelons les faits :

William Felix BROWDER (né le 23 avril 1964) est un financier et militant politique britannique d’origine américaine. Il est PDG et cofondateur d’Hermitage Capital Management, gestionnaire du Fonds Hermitage, qui était à une certaine époque le plus grand investisseur étranger en Russie. Le Fonds Hermitage a été fondé en partenariat avec la Republic National Bank , avec 25 millions de dollars de capital d’amorçage. Le fonds et les comptes associés ont finalement atteint 4,5 milliards de dollars d’actifs sous gestion. En 1997, le Fonds Hermitage était le fonds le plus performant au monde, en hausse de 238 %. La principale stratégie d’investissement de BROWDER était l’activisme des droits des actionnaires. BROWDER s’est engagé dans de grandes entreprises russes telles que Gazprom, Surgutneftegaz, Unified Energy Systems et Sidanco. En guise de représailles, le 13 novembre 2005, BROWDER s’est vu refuser l’entrée en Russie, a été expulsé vers le Royaume-Uni et il a été déclaré qu’il constituait une menace pour la sécurité nationale de la Russie (Wikipedia).

Dix-huit mois après l’expulsion de Browder, le 4 juin 2007, les bureaux d’Hermitage Capital à Moscou ont été perquisitionnés par vingt-cinq officiers du ministère russe de l’Intérieur. Vingt-cinq autres officiers ont fait une descente dans le bureau moscovite du cabinet d’avocats américain de BROWDER, Firestone Duncan, saisissant les documents d’enregistrement des sociétés d’investissement d’Hermitage. BROWDER a chargé Sergei MAGNITSKY, responsable de la fiscalité chez Firestone Duncan, d’enquêter sur le but du raid. MAGNITSKY a découvert que pendant que ces documents étaient sous la garde de la police, ils avaient été utilisés pour réenregistrer frauduleusement les sociétés holding d’Hermitage au nom d’un ancien détenu. MAGNITSKY a ensuite été arrêté par les autorités russes et est mort en prison, s’étant vu refuser un traitement médical approprié (Wikipedia).

Bill BROWDER a fondé sa société Hermitage Fund en 1992 avec Edmond SAFRA et Beny STEINMETZ. C’était l’époque de l’escroquerie des royalties sur les brevets FERRAYÉ qui ont généré plus de USD 3’700.00 milliards pour l’extinction des puits de pétrole au KOWEIT et la vente des brevets à tous les Pays pétroliers.

Bill BROWDER et Edmond SAFRA avaient en outre fondé la société Hermitage Capital Management, société de fonds d’investissement et de gestion d’actifs spécialisée sur les marchés russes, avec des bureaux aux Îles Caïmans, Londres et Moscou.
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Toujours suivre la piste de l’argent – MONEY PLANE

Rappelons que l’escroquerie des royalties s’est faite pour une grande partie, au travers de la place financière corrompue de Genève, grâce à la complicité du monde politique et judiciaire genevois dont les élus ont été corrompus à coup de milliards. Tous les Procureurs généraux genevois ont été très actifs dans l’escroquerie des royalties et dans le blanchiment qui a suivi.

Micheline CALMY-REY ex-Conseillère fédérale

C’est assurément aussi grâce à la complicité de Micheline CALMY-REY – alors Conseillère d’Etat et Cheffe du Département des finances – qui a été élue ensuite Conseillère fédérale sans aucune expérience de politique fédérale, que l’escroquerie a été rendue possible. Elle a été le lien pour la corruption des membres du Parlement fédéral et par son implication dans l’escroquerie des royalties, elle garantissait aux élus des Chambres fédérales, leur impunité pour leur participation à ce blanchiment. Ministère Public de la Confédération ou la Police fédérale ou encore des Conseillers fédéraux et autres politiciens, étaient impliqués dans l’escroquerie des royalties ou leur blanchiment ou encore dans le vente des brevets…

Bien entendu, les grandes banques suisses UBS SA et CREDIT SUISSE, mais aussi les banquiers privés suisses de Genève, Bâle, Zürich, Lugano, etc., ont été les piliers bancaires qui ont permis de répartir les capitaux escroqués. Mais d’autres Etablissements dirigés par Edmond SAFRA ont contribué à transférer les fonds sur New York au travers des comptes de la Republic National Bank of New York.

C’est à partir de 1992 qu’une partie des centaines de milliards escroqués sur la vente des brevets, ont été acheminés vers la Russie – via les Etats-Unis – par le circuit de la Republic National Bank of New York dont Edmond SAFRA était le propriétaire.

La Federal Reserve of New York (FED) a prêté ensuite son concours pour acheminer les milliards de dollars escroqués, dans les mains de la Mafia Russe, afin de privatiser et prendre le contrôle des joyaux de l’économie Russe vendus par Boris ELTSINE… Ces opérations se sont déroulées sous la Présidence américaine du corrompu Bill CLINTON.

Une partie des capitaux escroqués à Genève, une fois transférés de la succursale de la RNB of New York de Genève et comptabilisés dans la maison mère de la RNB à New York, des dollars en billets neufs de USD 100.- étaient commandés à la Federal Reserve of New York (FED), pour être acheminés en Russie.

Comme l’explique le dossier MONEY PLANE, ce sont entre USD 100’000’000.- et USD 1 milliard, qui ont transité chaque jour (7/7) durant deux ans, entre JFK Airport et Sheremetyevo Airport à Moscou…

William Felix BROWDER a semble-t-il été très actif dans le démantèlement de l’économie de l’ex URSS et c’est probablement ce qui lui a valu en finalité, les inimitiés de Vladimir Vladimirovich POUTINE.

POUTINE est un Patriote et moderniser l’économie de son Pays lui a certainement paru favorable au début, lorsque ces apports financiers sont arrivés en Russie au début des années 1990. La FED qui expédiait ces masses de dollars, était sous les ordres du Gouvernement CLINTON, alors que Boris ELTSINE dirigeait l’État Russe.

Mais quand POUTINE a compris que le gigantisme des capitaux ne profitait pas à développer l’économie de son Pays, mais bien au contraire que les Oligarques corrompus qui collaboraient avec la Mafia Russe, pillaient les joyaux économiques de la Russie, il a mis le halte-là…

Ceci explique peut-être celà… En 2005, le fonds russe Hermitage de Bill BROWDER, avait plus de 4 milliards de dollars d’actifs sous gestion. En 2013, le fonds a été évalué comme ayant moins de 60 millions de dollars d’actifs. La fermeture du fonds a entraîné un différend entre les investisseurs et HSBC qui était gestionnaire et fiduciaire du fonds… BROWDER a-t-il pu sauver une partie de ses billes ? Peu probable si l’on considère la haine qu’il porte aujourd’hui à son ex-ami Vladimir POUTINE… (Affaire de la Commission d’Helsinky).

En décembre 2017, BROWDER et CHERKASOV (CEO de Hermitage Capital Management à Moscou) ont été condamnés par contumace respectivement à 9 ans et 8 ans d’emprisonnement par un tribunal russe, pour évasion fiscale causant 58 millions de dollars de dommages au budget fédéral russe.

Escroquerie et blanchiment des royalties

Il est ainsi évident que le donneur de leçon William Felix BROWDER a été complice d’Edmond SAFRA – sous la Présidence CLINTON et avec la complicité de la FED – de l’escroquerie et du blanchiment en dollars, des royalties sur les brevets FERRAYÉ et qu’il a traîté avec la Mafia russe, pour constituer sa fortune. Dès lors, nous n’allons pas laisser William Felix (Bill) BROWDER impunément s’immicer contre les intérêts de nos Concitoyens, pavoiser et nous donner des leçons de morale, alors que sa place est en prison, même si BROWDER a raison sur un point…

Le Gouvernement et le Parlement suisse sont formés de politiciens corrompus qui sont complices de l’escroquerie des royalties et qui ont permis à tous les Gouvernements d’Europe, de la Russie et de l’Amérique du Nord, de participer à la distribution des capitaux escroqués.

Mais le temps est arrivé pour les escrocs d’assumer les responsabilités relevant de l’escroquerie des royalties, comme nous le décrivons dans le lien correspondant. Les escrocs vont devoir assumer la responsabilité de leurs actes et le temps est venu pour M. William Felix BROWDER, d’assumer la sienne. Chacun peut consulter la facture globale en responsabilité civile sur le lien précité, sachant que celle-ci pourrait être trois à cinq fois supérieure en fonction de la responsabilité des Etats-Unis qui ont laissé opérer les transferts des fonds escroqués, en dollars et en ayant connaissance des faits…

Il appartient dès maintenant au Congrès américain qui soutient la Commission HELSINKI d’agir en conséquence en commençant par DESTITUER le Président de la Commission Bill BROWDER, procéder à son arrestation et saisir l’ensemble de son patrimoine. Nous nous portons partie civile contre William Felix BROWDER et ses complices et contre les Etats-Unis d’Amérique qui endossent solidairement la responsabilité civile dans cette escroquerie. Tous les intervenants (personnes physiques et personnes morales) sont responsables individuellement et solidairement dans la responsabilité civile liée à l’escroquerie des royalties.

A ce stade et en regard de l’important travail de dénazification de l’Ukraine que mènent la Russie et son Président Vladimir Vladimirovich POUTINE pour le bien de l’Europe, nous renonçons à toute responsabilité contre la Russie et son Président. Tel n’est cependant pas le cas pour tous les Oligarques russes qui ont contribué au blanchiment des royalties.

Ci-dessous et à titre d’information, la liste des Commissaires de la Commission, membres du Congrès des Etats-Unis d’amérique, qui composent la Commission d’Helsinki

  • CARDIN Ben, Président – Sénat
  • COHEN Steve, coprésident – Chambre des représentants
  • ADERHOLD Robert B. – Chambre des représentants
  • BLUMENTHAL Richard – Sénat
  • BOOZMAN John – Sénat
  • CLEAVER Emanuel – Chambre des représentants
  • FITZPATRICK Brian – Chambre des représentants
  • GALLEGO Ruben – Chambre des représentants
  • HUDSON Richard – Chambre des représentants
  • MOORE Gwen – Chambre des représentants
  • SCOTT Tim – Sénat
  • SHAHEEN Jeanne – Sénat
  • SMITH Tina – Sénat
  • TILLIS Thom – Sénat
  • VEASEY Marc – Chambre des représentants
  • WHITEHOUSE Sheldon – Sénat
  • WICKER Roger F. – Sénat
  • WILSON Joe – Chambre des représentants

Mails d’information : Le Congrès des Etats-Unis d’Amérique par le Chef de la Minorité M. Mitch McCONNEL et les Autorités de Russie par le Ministre des Affaires étrangères M. Sergei LAVROV, ont reçu le lien de cet article pour information.

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Le « Groupe de Davos »

Le Groupe de Davos est un accord secret conclu entre les sept plus grands oligarques russes (la Semibankirchtchina ou les « sept banquiers »), lors du Forum économique mondial de Davos en février 1996.

1. Qui composait le « groupe de Davos » ?

En janvier 1996, la réélection de Boris ELTSINE semble impossible. Les sondages le donnent à seulement 6 % d’opinions favorables. Face à lui, le candidat communiste Guennadi ZIOUGANOV est le grand favori, ce qui terrifie les nouveaux milliardaires russes qui craignent la nationalisation de leurs fortunes récentes.

À Davos en Suisse, ces oligarques rivaux décident de faire table rase de leurs guerres intestines pour s’unir. Ce groupe comprend notamment :

Vladimir POTANINE (Uneximbank)
Mikhaïl KHODORKOVSKI (Banque Menatep)
Boris Abramovitch BEREZOVSKY (Logovaz / Sibneft)
Mikhail FRIDMAN (Alfa-Bank)
Vladimir GOUSSINSKI (Most-Bank)
Alexander SMOLENSKY Fondateur et patron de la banque Stolichny (plus tard la SBS-Agro)
Vitaly MALKIN : Président de la banque Rossiysky Kredit (le Crédit Russe)

Le terme a parfois été élargi à neuf personnes par la presse de l’époque pour inclure Vladimir VINOGRADOV de l’Inkombank et l’industriel Vladimir LOPOUKHINE, mais le noyau dur du « pacte de Davos » repose bien sur ces sept banquiers initiaux).

2. Quel était leur plan ?

Les oligarques scellent un pacte économique et médiatique pour sauver ELTSINE :

La direction : Ils imposent Anatoli TCHOUBAÏS à la tête de la campagne d’ELTSINE pour orchestrer l’opération.

Le financement : Ils déploient une puissance de frappe financière sans précédent (estimée entre 700 millions et 1 milliard de dollars (bien au-delà des plafonds légaux) dans la campagne d’ELTSINE.

Les médias : BEREZOVSKY (qui contrôle la télévision publique ORT) et GOUSSINSKI (patron de la chaîne privée NTV) transforment leurs médias en organes de propagande massive pour diaboliser le camp communiste.

3. Le rôle exact de l’Occident (USA / Europe)

Si le « groupe de Davos » est purement russe, les puissances occidentales ont joué un rôle de soutien direct en coulisses, car elles voulaient à tout prix éviter un retour des communistes au pouvoir :

Le prêt du FMI : En avril 1996, sous la pression de Bill CLINTON, le Fonds monétaire international (FMI) accorde un prêt d’urgence de 10,2 milliards de dollars à la Russie, ce qui permet à ELTSINE de payer les retraites et les salaires des fonctionnaires juste avant le vote.

Les conseillers américains : Une équipe de consultants en communication politique américains (parmi lesquels George GORTON et Richard DRESNER, proches de l’entourage de CLINTON) est envoyée secrètement à Moscou pour piloter les techniques de marketing de la campagne d’ELTSINE.

En résumé et plus réellement, ce sont les oligarques russes qui ont conçu, financé et exécuté le sauvetage d’ELTSINE en 1996 lors du sommet de Davos avec les avions-cargos de dollars en provenance de la FED. Les Américains et les Européens ont agi comme des complices facilitateurs, en fournissant « officiellement » l’argent du FMI (MONEY PLANE – blanchiment de 10,2 milliards de dollars des royalties) et l’expertise technique pour valider ce processus et sécuriser la transition capitaliste de la Russie.

4. Le résultat et le prix payé

Grâce à ce tsunami financier et médiatique, Boris ELTSINE est réélu en juillet 1996.

En échange de ce sauvetage, le « groupe de Davos » exige son tribut : les oligarques prennent le contrôle direct du gouvernement (Potanine devient premier vice-Premier ministre, Berezovsky secrétaire adjoint du Conseil de sécurité) et s’emparent définitivement des joyaux industriels russes (pétrole, nickel, sidérurgie) via le système truqué des enchères « prêts contre actions ». C’est l’apogée de l’ère des oligarques, qui prendra fin brutalement quelques années plus tard avec l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine.

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Opération « Prêts contre actions »

Pillage des Joyaux de l’économie de la Russie au profit des Oligarques.

L’opération « prêts contre actions » (Soudi za aktsii en russe) est le mécanisme financier par lequel l’État russe a bradé ses plus grandes entreprises industrielles aux futurs oligarques en 1995-1996 après la réélection truquée de Boris ELTSINE. Voir « groupe de Davos » ci-dessus.

Conçu par Vladimir POTANINE et orchestré par Anatoli TCHOUBAÏS, ce système est considéré comme l’un des plus grands hold-up économiques du XXe siècle

1. Le mécanisme du piège financier

Le principe officiel reposait sur un échange temporaire en trois étapes :

  1. Le besoin d’argent : En 1995, le gouvernement d’ELTSINE est en faillite et cherche désespérément des liquidités pour payer les fonctionnaires avant l’élection de 1996 [Le contexte d’urgence (Février 1996)].

  2. Le prêt et le gage : Les banques privées naissantes des oligarques financées par la FED et les avions-cargos, prêtent de l’argent à l’État. En contrepartie, l’État place les actions majoritaires (souvent 51 %) de ses plus belles usines (pétrole, métaux) en gage.

  3. Le non-remboursement prévu : L’État russe, comme convenu secrètement, s’avère incapable de rembourser ces prêts à l’échéance fin 1996 [Le résultat et le prix payé]. Les banques ont alors le droit de vendre les actions aux enchères pour récupérer leur argent.

2. Une parodie d’enchères publiques

Les enchères organisées pour vendre ces actions étaient totalement truquées :

  • Le juge et l’assureur : La banque qui organisait l’enchère pour le compte de l’État était souvent la même qui se portait candidate pour acheter les actions.

  • Élimination des rivaux : Les investisseurs étrangers étaient exclus pour des raisons de « sécurité nationale ». Les banques russes concurrentes étaient disqualifiées sous de faux prétextes techniques.

  • Prix dérisoires : Les entreprises ont été vendues à une fraction infime de leur valeur réelle de marché.

3. Les conséquences historiques

  • Création des oligarques : Ce système a instantanément transformé des banquiers de second plan en magnats de l’industrie mondiale et milliardaires.

  • Le pacte de Davos : Pour protéger ces fortunes acquises de manière douteuse contre un retour des communistes, ces nouveaux propriétaires ont massivement financé la réélection d’ELTSINE en 1996 [Le pacte secret de Davos, Le résultat et le prix payé].

  • Traumatisme populaire : Le peuple russe a assimilé le mot Privatizatsiya (privatisation) au mot Prikhvatizatsiya (privatisation-pillage), nourrissant un profond ressentiment qui facilitera plus tard la reprise en main de l’État par Vladimir POUTINE.


La fin de l’ère des oligarques de Davos s’est jouée dès l’été 2000 lors d’un événement historique appelé « le pacte du Kremlin », imposé par Vladimir POUTINE à peine élu président.

POUTINE a réuni les 21 plus puissants hommes d’affaires russes pour leur imposer une règle du jeu simple mais radicale : « Gardez vos fortunes, mais sortez définitivement de la politique ».

Ceux qui ont accepté ce contrat sont restés milliardaires. Ceux qui ont tenté de résister (les figures clés de Davos) ont été méthodiquement éliminés politiquement, financièrement ou physiquement.


1. La chute des barons des médias : BEREZOVSKY et GOUSSINSKI

Vladimir GOUSSINSKI et Boris BEREZOVSKY contrôlaient les deux principales chaînes de télévision du pays (NTV et ORT) [Le hold-up électoral]. Ayant utilisé ces médias pour critiquer la gestion de la seconde guerre de Tchétchénie et le naufrage du sous-marin Koursk, ils ont été les premières cibles :

  • Vladimir GOUSSINSKI : Arrêté dès juin 2000, il est incarcéré à la prison de Boutyrka. Pour obtenir sa libération, il est contraint de céder son groupe de médias à l’entreprise d’État GAZPROM, avant de fuir en exil (Espagne, puis Israël).

  • Boris BEREZOVSKY : Conscient du danger, le parrain de Davos abandonne ses parts dans la chaîne ORT et s’exile au Royaume-Uni à l’automne 2000. Devenu l’opposant numéro un à POUTINE depuis Londres, il subit plusieurs tentatives d’assassinat avant d’être retrouvé mort par pendaison dans des circonstances hautement suspectes en 2013.

2. Le brisement de la résistance : L’affaire Ioukos (Khodorkovski)

Mikhaïl KHODORKOVSKI, devenu l’homme le plus riche de Russie grâce à la compagnie pétrolière IOUKOS acquise lors des « prêts contre actions », il a refusé de se soumettre [Le pacte secret de Davos, Exemples de spoliation massive]. En 2003, il franchit la ligne rouge en finançant ouvertement les partis d’opposition et en planifiant la vente d’une part massive de IOUKOS à des compagnies américaines (ExxonMobil ou Chevron).

La réplique du Kremlin a servi d’exemple pour toute la nation :

  • L’arrestation : En octobre 2003, KHODORKOVSKI est arrêté par des forces spéciales sur le tarmac d’un aéroport sibérien.

  • Le démantèlement : Accusé de fraude fiscale et d’escroquerie, il est condamné et passera 10 ans au goulag en Sibérie. Sa compagnie IOUKOS est démantelée par le fisc, et ses meilleurs actifs pétroliers sont rachetés à bas prix par ROSNEFT, une entreprise d’État dirigée par Igor SETCHINE, un proche de POUTINE.

3. Les survivants : La métamorphose en « oligarques d’État »

Les oligarques de Davos qui ont survécu sont ceux qui ont fait allégeance totale au Kremlin. Ils ont abandonné toute velléité politique pour devenir de simples gestionnaires de la fortune nationale pour le compte de l’État :

  • Vladimir POTANINE (concepteur des prêts contre actions) a conservé Norilsk Nickel en acceptant de financer les grands projets du Kremlin, comme les Jeux Olympiques de Sotchi [↑ Le pacte secret de Davos, Exemples de spoliation massive].

  • Mikhaïl FRIDMAN (Alfa Group) s’est concentré sur les affaires strictes, évitant soigneusement de s’opposer au pouvoir politique [↑ Le pacte secret de Davos].

  • Roman ABRAMOVITCH (associé de BEREZOVSKY sur SIBNEFT) a sagement revendu sa compagnie pétrolière à l’État (GAZPROM) pour 13 milliards de dollars en 2005, réinvestissant une partie de sa fortune à l’étranger (notamment dans le club de football de Chelsea) avec la bénédiction de poutine.

En résumé : Les nouveaux oligarques du KGB

En brisant le groupe de Davos, POUTINE a mis fin à l’ère où l’argent privé contrôlait l’État (l’oligarchie financière). Il l’a remplacée par un pouvoir politique où les hommes d’affaires ne possèdent leurs biens que tant qu’ils se montrent loyaux envers l’État.

La réaction des investisseurs occidentaux

La reprise en main par Vladimir POUTINE a provoqué un double mouvement paradoxal chez les investisseurs occidentaux : une immense frayeur politique immédiate, suivie d’un pragmatisme financier cynique [L’affaire IOUKOS (KHODORKOVSKI)].

1. Le choc et la fuite des capitaux (2003–2004)

L’arrestation de Mikhaïl KHODORKOVSKI en 2003 et le démantèlement forcé de IOUKOS ont brisé l’illusion que la Russie convergeait vers un capitalisme de type occidental respectant le droit de propriété [L’affaire IOUKOS (KHODORKOVSKI)].

  • La panique boursière : L’indice boursier de Moscou s’est effondré, et la fuite des capitaux hors de Russie a doublé pour atteindre plus de 25 milliards de dollars en 2004.

  • Le retrait des pétroliers : ExxonMobil et Chevron, qui négociaient le rachat de pans entiers de IOUKOS, ont immédiatement stoppé les discussions pour éviter d’entrer en guerre ouverte avec le Kremlin.

2. Le grand retour guidé par le pragmatisme (Dès 2005)

Une fois les règles du jeu clarifiées (l’État contrôle la politique et les ressources stratégiques), les investisseurs occidentaux sont revenus en masse, attirés par l’explosion des cours du pétrole et la stabilité retrouvée.

  • Le pacte avec les entreprises d’État : Au lieu de s’allier à des oligarques indépendants, les multinationales ont compris qu’elles devaient s’associer directement avec les géants d’État créés par POUTINE (Rosneft et Gazprom).

  • BP (British Petroleum) : Malgré les intimidations subies par sa filiale TNK-BP, le géant britannique a choisi la capitulation stratégique en vendant ses parts à Rosneft en 2012, devenant au passage le deuxième actionnaire de la compagnie d’État russe.

  • Total (France) : Le groupe français a massivement investi dans le gaz de l’Arctique aux côtés de l’entreprise Novatek (détenue par l’oligarque loyal Guennadi TIMTCHENKO, un proche de POUTINE).

  • Les banques d’affaires : Des institutions comme Goldman Sachs, Morgan Stanley ou la Deutsche Bank ont orchestré avec enthousiasme les introductions en bourse (IPO) à Londres des nouvelles compagnies d’État russes, empochant des centaines de millions de dollars de commissions.

Le transfert des fortunes vers l’Occident

Face à l’insécurité juridique chronique en Russie, les oligarques (qu’ils soient rebelles ou loyaux au Kremlin) ont massivement externalisé leur fortune. L’Europe s’est transformée en une immense machine à blanchir et à sécuriser l’argent russe.

1. Les paradis fiscaux et les structures écrans

Pour masquer l’origine des fonds et éviter les saisies, les capitaux passaient par des circuits financiers extrêmement sophistiqués :

  • Le transit par Chypre et les Caraïbes : L’argent quittait Moscou via des prêts fictifs ou des redevances vers des sociétés écrans basées à Chypre (principal hub financier russe), aux Îles Vierges Britanniques ou aux Bahamas.
  • Les trusts anglo-saxons : Les fonds étaient ensuite logés dans des trusts ou des fondations (notamment au Liechtenstein ou à Jersey) dont les bénéficiaires effectifs étaient anonymes.
  • Les cabinets d’avocats occidentaux : Des cabinets d’avocats basés à Londres, Genève et Zurich créaient ces structures sur mesure, profitant des failles du secret professionnel pour contourner les contrôles antiblanchiment.

2. L’immobilier européen et le « Londongrad »

Une fois l’argent « nettoyé » via les paradis fiscaux, il était réinvesti dans des actifs tangibles d’Europe occidentale pour garantir une impunité totale.

[Escroquerie de royalties et transfert de la Republic National Bank (RNB) of New-York Genève → RNB New York]

[RNB New York → Federal Reserve (FED) → BANKSTERS à Moscou]

[Fortune en Russie] 
       │
       ▼ (Fuite des capitaux)
[Sociétés écrans / Trusts] (Chypre, Îles Vierges, Suisse)
       │
       ▼ (Blanchiment / Investissement)
[Immobilier de prestige] ──► Londres (Belgravia, Eaton Square)
                         ──► Côte d'Azur (Cap d'Antibes, Saint-Jean-
                             Cap-Ferrat)
                         ──► Alpes suisses et villas du Lac Léman
  • Londres (Londongrad) : La capitale britannique est devenue l’épicentre de l’argent russe. Les oligarques y ont acheté les plus somptueux manoirs des quartiers de Belgravia ou de Kensington. Le gouvernement britannique a activement encouragé ce flux via les « visas dorés » (Tier 1 investor visas), qui accordaient la résidence en échange d’investissements financiers.

  • La Côte d’Azur (France) : Le Cap d’Antibes et Saint-Jean-Cap-Ferrat sont devenus des chasses gardées russes. Boris BEREZOVSKY possédait le Château de la Garoupe [Boris BEREZOVSKY], tandis que Roman ABRAMOVITCH s’est offert le Château de la Croë (ancienne demeure du duc de Windsor) [Les survivants : La métamorphose en « oligarques d’État »]. Les transactions étaient opérées via des sociétés civiles immobilières (SCI) aux actionnaires anonymes.

  • La Suisse : Au-delà du négoce de matières premières à Genève et Zoug, les banques privées suisses ont géré des dizaines de milliards de francs suisses issus de ces fortunes. Les oligarques y ont acquis de vastes propriétés sur les rives du lac Léman ou dans des stations huppées comme Verbier et Saint-Moritz.

Ce système d’interdépendance financière a fonctionné à plein régime pendant près de deux décennies, jusqu’à ce que le conflit en Ukraine en 2022 ne force les pays occidentaux à geler une partie de ces actifs.


L’évolution spécifique du rôle de la Suisse dans le négoce du pétrole russe après la chute de IOUKOS

Après le démantèlement forcé de IOUKOS en 2003, la Suisse n’a pas seulement conservé sa place dans le commerce de l’or noir russe : elle s’est métamorphosée pour devenir le centre névralgique absolu du négoce de pétrole du Kremlin, orchestrant jusqu’à 50 % à 60 % des exportations de brut russe à destination du monde entier.

Cette évolution s’est articulée autour de deux dynamiques majeures : l’émergence de nouveaux géants du courtage hyper-spécialisés et le rôle de facilitateur joué par la place financière de Genève.

1. Le transfert des flux : de IOUKOS à l’empire GUNVOR

Avant sa chute, Mikhaïl KHODORKOVSKI vendait le pétrole de IOUKOS via ses propres structures (comme Behles en Suisse). Après l’absorption de ses actifs par la compagnie publique Rosneft, le Kremlin a réorienté les flux vers des intermédiaires de confiance absolue.

  • L’ascension fulgurante de GUNVOR : Cofondée à Genève par le milliardaire russo-finlandais Guennadi TIMTCHENKO (un intime de Vladimir POUTINE) et le Suédois Torbjörn TÖRNQVIST, la société Gunvor est devenue le courtier quasi exclusif de Rosneft au milieu des années 2000. À son apogée, Gunvor gérait à elle seule un tiers des exportations maritimes de brut russe.

  • Le modèle Litasco : Lukoil, la principale compagnie privée russe restée loyale au Kremlin, a calqué ce modèle en centralisant l’intégralité de son trading international à Genève via sa filiale Litasco.

2. Le triptyque du succès genevois

La Suisse, et plus particulièrement Genève, est devenue indispensable au système russe grâce à la convergence de trois forces locales :

  • Le secret et la discrétion : Contrairement aux places boursières de Londres ou New York, le négoce de matières premières de gré à gré en Suisse n’était soumis à aucune autorité de surveillance des marchés financiers (comme la FINMA). Les contrats de courtage restaient strictement privés.

  • Le financement par « crédit documentaire » : Les banques genevoises (BNP Paribas Suisse, ING Belgique à Genève, Crédit Agricole, etc.) ont développé une expertise unique au monde. Elles distribuaient des milliards de dollars de lignes de crédit aux traders pour financer l’affrètement des navires-citernes (un seul supertanker pouvant valoir plus de 100 millions de dollars).

  • La fiscalité sur mesure : Les cantons de Genève et de Zoug offraient des statuts fiscaux hautement privilégiés aux sociétés de négoce (les « sociétés auxiliaires »), réduisant drastiquement l’impôt sur les bénéfices générés à l’étranger.

3. La diversification par les géants occidentaux

Voyant le marché se structurer sous l’égide de POUTINE, les géants suisses « historiques » d’origine occidentale se sont également rués sur l’or noir du Kremlin :

  • Glencore (basé à Zoug – Marc RICH) et Vitol (Genève) ont signé d’immenses contrats de préfinancement avec Rosneft [↑ 1.1.1]. En échange de prêts de plusieurs milliards de dollars permettant à la compagnie d’État russe de racheter d’autres concurrents, ces traders suisses garantissaient leurs approvisionnements en brut pour plusieurs années.
  • Trafigura (Genève) est devenue, dans les années 2010, l’un des principaux exportateurs de la variété de brut russe Urals, acheminant le pétrole des gisements sibériens vers les raffineries européennes et asiatiques [↑ 1.1.1]. [1, 2, 3]

4. L’épilogue : Le grand exode vers Dubaï (2022-2026)

Ce système d’interdépendance totale, né sur les cendres de Ioukos, s’est brutalement effondré à la suite de l’invasion de l’Ukraine en 2022, lorsque la Suisse a choisi d’aligner sa législation sur les sanctions et le plafonnement des prix de l’Union européenne [↑ 1.1.7]. [1, 2]

  • La fin de la « Genève russe » : Pour éviter les sanctions de l’OFAC américain et le gel des avoirs helvétiques, la quasi-totalité des traders occidentaux (Vitol, Trafigura, Gunvor) ont cessé de commercialiser le brut russe [↑ 1.1.1].

  • Le relais de Dubaï : Litasco et d’autres entités russes ont massivement déplacé leurs équipes, leurs capitaux et leurs filiales opérationnelles de Genève vers les zones franches de Dubaï aux Émirats arabes unis, qui est devenue la nouvelle plaque tournante du pétrole russe [↑ 1.2.2]. Les récents blocages géopolitiques ont définitivement scellé cet exode : fin 2025, de strictes pressions américaines ont par exemple forcé Gunvor à annuler au dernier moment le rachat des actifs internationaux restants de Lukoil.